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la mère de l'artiste   la mère de l'artiste

    Repères biographiques

Jacob Markiel est né le 20 juillet 1911 à Lodz (Pologne) dans un milieux juif traditionaliste modeste. Son père était régisseur d’un domaine. Sa mère se retrouve seule pour élever ses enfants. et doit faire des ménages pour assurer la vie  de sa famille. Jacob en garde une profonde révolte contre ceux qui lui imposent une telle vie.       

Marqué par la faim et le froid, il voue une profonde admiration pour sa mère. Adolescent, il en fait le portrait, portait qu’il tient à refaire à un âge très avancé. Jacob garde aussi de cette enfance le respect des choses simples.

Passionné dès l’enfance par le dessin et la peinture, il dessinait sur ses cahiers, ce qui était très mal vu dans les milieux juifs traditionalistes. Sa mère en dépit de toutes ses difficultés finit par l’inscrire dans un cours de dessin : ses premiers maîtres qu’il vénéra toujours furent  Y.Brauner  et Zeidler.

A l’âge de 16 ans il rencontra le sculpteur Marek Schwarc. Celui-ci le présenta au critique d’art Wilhelm Fallek, qui le fit entrer en 1929 à l’académie des Beaux-Arts de Cracovie où il resta jusqu’en 1933. Il participa au Salon National (IPS) à Varsovie puis exposa individuellement en 1931 (ou 1933) Il fréquenta à cette période les milieux socialistes, et anarchistes. Le portrait de l’un d’entre eux fut exposé à Paris en 1946.

Il vint à Paris à l’automne 1934, et fut élève des Beaux Arts, dans l’atelier de Louis Roger. Il exposa à Lodz en 1937.
Le sculpteur Nahum Goldman le présenta à la famille Rotschild qui devint son soutien, mais son esprit d’indépendance l’amena
à rompre avec eux.

Juste avant la guerre, il fit encore un voyage en Pologne.

A Montparnasse, il fréquenta les artistes d'Europe centrale, compagnons de l'Ecole de Paris : Soutine, Kikoïne, Kremègne, Dobrinsky, Schreter , tous bien plus âgés que lui.

En 1939, il s’engage dans la Légion Etrangère, sa façon de lutter contre Hitler. Déporté à Auschwitz et Buchenwald. sa robuste constitution le condamne à la mine. Dans les camps son art ne lui sert pas à se protéger, car si les kapos et les SS veulent tous le portrait d’un enfant, d’une femme, les coups pleuvent  au moindre retard. comme le raconte Moshé Garbarz dans Un survivant.

les deux statuesles deux statues, sont aujourd'hui

à l'Ecole des Mines

Ce fut le général Schwartz, commandant du camp d'Auschwitz, qui lui ordonna de faire deux statues de mineurs, plus grandes que nature. Il coula deux grands blocs de béton additionnés de poudre de granit, et tailla les deux statues dans ce matériau dur et cassant. Puis il fallu déplacer et lever les deux blocs, pesant plusieurs tonnes et mesurant 2.50 m, avec pour seule main d’œuvre des déportés faméliques.

A l’évacuation des camps il fut entraîné dans la marche à la mort jusqu’en Tchécoslovaquie. Il en rapporta un coupe-papier qu’il sculpta dans un morceau de bois avec un clou.

Les horreurs de la guerre et des camps, l'ont profondément traumatisé. Il n’y eu cependant que deux tableaux ; une colombe morte qui fut exposées et une composition représentant des  déportés  traînant les cadavres de leurs camarades sous la menace d’un soldat allemand.

le peintre Schreter       le peintre Schreter

Quand, libéré en 1945, il revint à Paris, il fut accueilli chez Dobrinsky. Il retrouva Esther avec qui il vécu et qui le soutin toute sa vie. Il se remit à travailler, d’abord aux Beaux-Arts dans l’atelier de Souverbie, puis il prit une petite chambre près de la gare de l’Est.

Pendant ces années il fréquenta le Montparnasse d’après guerre et retrouva Kremègne, Dobrinski, Schreter qui passaient chez lui de longues soirées à discuter et dont il fit les portraits. Il trouva plus tard un atelier Cité Falguière, cité d’artistes, jusqu’en 1967

Durant toute sa vie Markiel observa la nature, pour s’en inspirer, jamais pour la copier.  Il disait qu’une belle nature morte, c’était celle qui représentait les choses essentielles : un morceau de pain, un livre, un verre de vin.




De par sa formation il admirait et comprenait tous les grands maîtres du passé, des italiens à Rembrandt ou Velasquez, mais il n’ignora pas ce que firent ensuite Chardin, Millet, Corot ou Cézanne et Van Gogh,


                 Il est décédé à l’âge de 95 ans en 2006 à Paris.



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